Territoires de la mobilité, territoires de l'attente... d'hier à aujourd'hui.

Publié le par topophilia

 

Un programme pluridisciplinaire de recherche (ANR) "Terriat" se propose d'étudier les phénomènes de mobilité et de déplacement dans les sociétés américaines (et atlantiques) sous le rapport particulier des « territoires de l'attente » dans lesquels ces derniers s'inscrivent.

 

La 2ème journée d'étude : D’Europe aux Amériques : les territoires de l’attente de l’émigrant est organisée à l'EHESS-Paris, mercredi 23 novembre prochain.

 

Au-delà des notions d'intégration, d'assimilation des émigrés européens aux Etats-Unis, il s'agit ici de se questionner sur les espaces publics ou privés, les micro-espaces ou les plus grands, qui ont accueilli momentanément et ont façonné les identités des migrants. A la manière de Gildas Simon, les processus/les champs migratoires sont ainsi considérés dans leur globalité (pays de départ, de transit et d'arrivée) et les espaces intermédiaires semblent trouver aujourd'hui leur place propre dans les travaux de recherche.

 

Attente, transit, immobilité, sas migratoire... Le défi est de réussir à nommer ces espaces (et ces temporalités) à la fonction bien particulière...

 

Quoiqu'il en soit, si la période étudiée par ce programme ne s'étend pas jusqu'au XXIe siècle, ses réflexions et résultats ne pourront pas en être moins riches pour penser les zones dites de transit contemporaines (aux formes plus fermées et plus involontaires), notamment "aux portes de l'Union Européenne" : zones ou centres de rétention, "camps d'accueil", îles méditerranéennes ou encore métropoles du monde arabe (!)... où finalement il devient de plus en plus difficile de parler encore de "transit"...

 

cropped-Emigrantsreposantausoleilsuruncargoallemand.1910.1.jpg

 

JE2_Affiche.jpg

 

 

Ce programme pluridisciplinaire est coordonné par le professeur (et historien) Laurent Vidal (CRHIA/Université de La Rochelle).

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article